La génétique =) un peu d'histoire

La génétique =) un peu d'histoire
Science de l'hérédité, la génétique, née au milieu du XIXe siècle avec les travaux de Gregor Mendel, connaît depuis plusieurs années un remarquable essor. Cependant, il reste encore des obstacles à franchir pour pouvoir traîter avec succès de nombreuses maladies génétiques.

LES PREMIERS PAS DE LA GENETIQUE

Les Grecs, plusieurs siècles avant Jésus-Christ, avaient imaginé que certaines caractéristiques physiques des individus, appelées aujourd'hui caractères, se transmettaient des parents aux enfants. Mais il fallut attendre le milieu du XIXe siècle, avec les travaux de Gregor Mendel (1822-1884), pour que les premières lois qui régissent la transmission héréditaire des caractères soient établies, en 1865.

Les découvertes de Mendel

Ces travaux consistaient à croiser des pois de couleur et de formes différentes et à observer les caractéristiques des pois obtenus d'une génération à l'autre. Des observations de Mendel découlent deux des notions fondamentales de la génétique : d'une part, celle de phénotype (ensemble des caractères physiques et biologiques d'un individu) et de génotype (ensemble des caractères inscrits dans le patrimoine génétique d'un individu, qu'ils se traduisent ou non dans son phénotype) ; d'autre part, celle de caractère dominant (n'ayant besoin, pour se manifester chez un enfant, que d'être transmis par un seul des parents) et de caractère récessif (qui doit être transmis par le père et la mère pour se manifester chez l'enfant). Cependant, les lois de l'hérédité définies par Mendel tombèrent dans l'oubli et ne furent redécouvertes qu'avec les travaux de l'Américain Thomas Morgan (1866-1945).

L'ADN : CENT ANS D'HISTOIRE

L'existence des chromosomes (éléments du noyau de la cellule en forme de bâtonnet et organisés par paires, uniquement visibles au cours de la division cellulaire) a été connue dès la fin du XIXe siècle, mais rien ne démontrait alors qu'ils contenaient l'information héréditaire. D'autre part, les travaux de Mendel ont permis d'établir l'existence d'éléments conditionnant la transmission et la manifestation des caractères héréditaires, les gènes. A la fin du premier quart du XXe siècle, une première association de ces deux découvertes est reliée par Morgan, qui montre que les gènes sont situés sur les chromosomes.

L'identification de l'ADN

En 1944, trois biologistes américains, Avery, Mac Leod et Mac Carthy, découvrent que la molécule responsable de la transmission des caractères héréditaires est la molécule d'acide désoxyribonucléique (ADN). En réalité, l'ADN est connu, indirectement, depuis 1889, année où une substance nommée "acide nucléique" a été extraite du noyau. On analyse la composition de cette substance dans les premières décénnies du XXe siècle, puis le détail de son organisation est élucidé par deux biologstes anglais, James Watson et Francis Crick, en 1953.

La structure de l'ADN

Ces biologistes montrent que la molécule d'ADN est constituée de deux brins ; chacun d'eux est formé d'une longue chaîne de molécules alternées d'acide phosphorique et de désoxyribose. L'une des quatre substances suivantes, appelées bases : adénine, thymine, cytosine, guanine, est associée à chaque molécule de désoxyribose. Les deux chaînes sont enroulées en hélice l'une autour de l'autre et associées, au niveau des bases. Ce modèle explique aussi bien la codage de l'information au sein des gènes que la possibilité de transmission de l'information de génération en génération.

L'INFORMATION GENETIQUE

La molécule d'ADN est donc constituée d'un enchaînement de bases. Le principe du codage de l'information est le même que celui du langage, et l'ensemble des gènes d'un individu, appelé génome, peut être comparé à un roman : le "langage" des gènes comprend quatre lettres, les quatres bases ATGC, l'ordre de ces lettres définissant les "mots" que sont les gènes. De même qu'une faute d'orthographe peut changer le sens d'un mot, et donc du message, une mutation peut changer le message porté par le gène. Cette altération se traduit par une maladie génétique.

Le rôle des acides aminés

Chaque caractère est dû à une protéine, enchaînement de petites molécules (les acides aminés), dont il n'existe que 20 sortes ; l'information nécessaire pour la formation de cette protéine est contenue dans le gène qui en commande la synthèse mais, l'alphabet des gènes n'étant pas le même que celui des protéines (lequel est constitué de 20 "lettres"), un décodage de l'information contenue dans les gènes est nécessaire ; il est réalisé par la cellule en deux étapes, appelées transcription et traduction.

La transmission de l'information

La molécule d'ADN, étant structurée en deux chaînes complémentaires, peut se produire exactement à l'identique et aboutir ainsi à deux molécules filles totalement semblables. En effet, selon une loi dite "de complémentarité", le A d'un brin ne peut s'associer qu'à un T sur l'autre brin, et il en est de même pour G et C. La cellule possède un système permettant de séparer les deux brins de la molécule d'ADN et de fabriquer des brins complémentaires des brins ainsi libérés. Ce système introduit des A en face des T et des T en face des A ; il résulte de ce phénomène, appelé réplication, deux molécules totalement identiques à la molécule de départ.

LA GENETIQUE MOLECULAIRE, UN FORMIDABLE ESPOIR

Les lois de la génétique établies par Mendel permettaient d'établir des prévisions statistiques de la survenue d'une maladie héréditaire au sein d'une famille, mais non une prévision individuelle, et de déterminer un risque, mais non une certitude. Celle-ci n'aurait pu être obtenue qu'à l'examen non pas du phénotype (le sujet est-il atteint de la maladie ?) mais du génotype (la mutation responsable de la maladie est-elle présente dans ses chromosomes ?). A partir du milieu des années 1970, le développement des techniques de biologie moléculaire (clonage, lecture des séquences de bases, modification et correction du message génétique, etc.) permet d'étudier dans le détail la molécule d'ADN qui constitue les gènes. L'ensemble de ces techniques constitue la "génétique moléculaire". Pour certaines maladies héréditaires dont le gène a été isolé, celle-ci permet de proposer aux couples concernés la recherche, chez le foetus , du défaut génétique en cause (diagnostic prénatal génotypique).
Les progrès de la génétique moléculaire laissent espérer que l'on aura un jour isolé la totalité des gènes responsables des maladies génétiques (on en dénombre plus de 5000). On pourra alors réaliser le diagnostic prénatal de toutes ces maladies et, peut-être, envisager leur guérison définitive en remplaçant dans chaque cellule le gène altéré par sa copie normale (génothérapie, ou thérapie génique).


Premières tentatives de thérapie génique

L'identification du gène en cause ne suffit pas pour qu'une maladie se prête à une tentative de thérapie génique. Il faut en outre, dans l'état actuel des choses de la technologie, que cette maladie soit consécutive au défaut d'un seul gène, que celui-ci ne commande pas la synthèse d'une protéine toxique pour l'organisme et que l'on connaisse les facteurs qui commandent l'activité de ce gène. Aussi la première tentative de thérapie génique, réalisée en 1990 par les Américains French Anderson et Michael Blaese, a-t-elle porté sur une maladie génétique pourtant très rare, dans laquelle une enzyme, l'adénosine déaminase (ADA), n'est pas fabriquée, ce qui entraîne un grave déficit immunitaire : le gène manquant a été introduit dans les lymphocytes du malade, transporté par un rétrovirus inoffensif pour l'homme. Une autre tentative de thérapie génique porte sur le traitement du cancer : aux Etats-Unis, Steven Rosenberg a expérimenté chez un patient atteint de mélanome (cancer de la peau) un "vaccin anticancer", constitué de cellules tumorales prélevées sur le malade et cultivées en y intégrant un gène, le facteur de nécrose tumorale (TNF). La réinjection de ces cellules provoquerait une réaction immunitaire de défense contre les cellules cancéreuses.

LE DEFI DU GENOME HUMAIN

Les progrès de la génétique moléculaire ont permis de dresser la carte complète du génome humain, c'est à dire des gènes contenus dans chacune des molécules d'ADN de l'espèce humaine. Ce travail, entrepris par l'équipe du Français Daniel Cohen et terminé fin 1993, constituait un préalable indispensable pour isoler les gènes. Parallèlement, un vaste programme de recherche a débuté en 1986 aux Etats-Unis ; il visait à déterminer la totalité de la séquence en bases du génome humain. Terminé en 2003, il a montré que le génome humain contenait environ 25 000 gènes. Ces recherches permettent d'espérer que de nombreuses maladies génétiques pourront, dans les prochaines années, être précocement dépistées et traitées.

LES MYSTERES DU GENOME

Peu après la découverte de la structure de la molécule d'ADN, les chercheurs découvrent avec étonnement que le génome des cellules ayant un noyau contient vingt fois plus d'ADN que nécessaire, les gènes ne représentent qu'environ 5% de la molécule d'ADN. Le rôle exact de cet ADN apparemment inutile, appelé ADN égoïste, est toujours en partie inconnu. On sait simplement qu'il joue un rôle dans la mise en place et dans le maintien de la structure du noyau. A la fin des années 1970, les chercheurs constatent encore, sans pouvoir l'expliquer, que l'information permettant la synthèse des protéines est morcelée au sein des gènes, qui sont constitués d'une alternance de séquences codantes et non codantes.

# Posté le mercredi 03 août 2005 15:22

Modifié le jeudi 04 août 2005 15:11

Les maladies génétiques et chromosomiques

DEFINITION

LES MALADIES CHROMOSOMIQUES

Les maladies chromosomiques sont dues à la présence d'un chromosome supplémentaire sur une des paires (trisomie) ou à l'absence d'un chromosome sur une des paires (monosomie). Leur origine se situe au moment de la méiose pendant la gamétogenèse.
Exemple : au cours de la première division, si les chromosomes homologues ne se placent pas tous de part et d'autre de la plaque équatoriale de la cellule, au lieu d'avoir deux gamètes contenant chacun un chromosome de chaque paire, on obtient une cellule contenant les deux chromosomes de la même paire, tandis qu'une autre n'en a aucun exemplaire. Après la fécondation de l'un de ces gamètes par un gamète du sexe opposé, on obtient une cellule oeuf contenant soit trois chromosomes pour la même paire, soit un seul.


LES DIFFERENTES MALADIES CHROMOSOMIQUES

-Syndrôme de Down

Plus communément appelé trisomie 21 ou mongolisme, ce syndrôme est une maladie congénitale due à la présence d'un chromosome en trop pour la 21e paire. Ses signes cliniques sont très nets, on observe un déficit intellectuel, associé à des modifications morphologiques particulières. On remarquera notamment une petite taille, des membres courts, un faciès aplati, des fentes palpébrales (des paupières) obliques et étroites avec un repli de l'angle cutané interne des paupières. L'origine de cette maladie génétique se situe lors de la gamétogenèse, et plus précisément à la mauvaise répartition des chromosomes homologues au cours de la première métaphase de la méiose. Un des gamètes ainsi formé comportera deux chromosomes de la 21e paire, au lieu d'un seul, ce qui, après fécondation de ce gamète par un autre "normal" a formé une cellule oeuf dont la 21e paire possédait 3 chromosomes. Cette maladie n'est pas transmissible, en effet les personnes atteintes sont stériles.

-Le syndrôme de Turner

Maladie chromosomique caractérisée par une monosomie au niveau de la paire de chromosomes sexuels. En effet la personne atteinte ne possède qu'un chromosme X, est une femme, mais stérile.

-La maladie de Klinefelter

Maladie chromosomique, elle est caractérisée chez l'homme par 47 chromosomes au lieu de 46. En effet, la paire d'hétérosomes, ou chromosomes sexuels comporte deux chromosomes X et un chromosome Y. L'individu est mâle mais stérile. Ses origines se trouvent au niveau de la méïose.

-La maladie Triplo X

Maladie chromosomique caractérisée par trois chromosomes X au lieu de deux pour la paire sexuelle. L'individu atteint est une femme mais elle est stérile. Les origines de cette anomalie chromosomique ont lieu au cours de la méïose.

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# Posté le jeudi 04 août 2005 16:12

Modifié le samedi 06 août 2005 18:29

Le Syndrome de Down ou Trisomie 21

Le Syndrome de Down ou Trisomie 21
Anomalie chromosomique résultant d'un chromosome 21 surnuméraire :

Fréquence

La fréquence de la trisomie 21, qui concerne 1 enfant sur 650, croît considérablement avec l'âge de la mère, surtout après 35 ans. On estime à 2,5% la proportion des foetus porteurs de cette anomalie chromosomique chez les femmes de plus de 40 ans. On compte en Europe environ 400 000 sujets atteints de trisomie 21.

Causes

Cette maladie congénitale est due le plus souvent à l'existence d'un chromosome surnuméraire qui s'ajoute à la 21e paire chromosomique, le sujet atteint donc 47 chromosomes au lieu de 46. Plus rarement, l'un des chromosomes 21 du père ou de la mère est transféré sur un autre chromosome : le sujet n'a alors que 45 chromosomes : il n'est pas lui-même atteint, mais risque d'avoir un enfant qui le sera. L'évolution parallèle de l'âge de la mère et de la fréquence de la trisomie 21 suggère que l'ovule est plus en cause que le spermatozoïde dans la constitution de cette anomalie. Celle-ci se produit lors des toutes premières divisions cellulaires qui suivent la fécondation.
Signes

A la naissance, la plupart des enfants atteints de trisomie 21 ont des yeux exagérément écartés, avec des fentes palpébrales obliques et bordées en dedans par un repli cutané appelé épicanthus. D'autres anomalies morphologiques sont évocatrices : la partie postérieure de la tête est large et plate, le visage rond, le nez petit et retroussé ; la langue, volumineuse, sort souvent de la bouche entrouverte. Il existe également un pli palmaire transverse unique. Ces enfants sont de petite taille.
A ces caractéristiques morphologiques sont associés d'autres signes, moins connus, tels l'hypotonie musculaire, les troubles de la sensibilité (les sujets sont moins vulnérables à la douleur) ou les troubles métaboliques (carences vitaminiques, chute de la glycémie, par exemple).
Des déficits immunitaires expliquent la grande fragilité aux infections des enfants trisomiques. Ceux-ci peuvent être également atteints de malformations (cardiopathie congénitale) ; ils sont davantage exposés à la survenue d'une leucémie aiguë, d'un vieillissement précoce (troubles auditifs ou visuels, démence sénile).
Le handicap mental est présent dans tous les cas, le quotient intellectuel variant selon les sujets de 30 à 80 ans. Mais beaucoup de trisomiques 21 sont capables d'apprentissage, certains pouvant même être initiés à la lecture, voire à l'écriture.
La croissance des sujets atteints est lente et leur puberté tardive. Les filles sont fécondes et les garçons, stériles. Les enfants nés de mère trisomique 21 risquent une fois sur deux de présenter eux-mêmes l'aberration chromosomique.


Diagnostic

L'examen physique de l'enfant permet à lui seul d'évoquer le diagnostic, que viendra ensuite confirmer l'étude du caryotype. L'analyse précise de ce dernier permettra, en outre, de guider les parents lors d'un conseil génétique ultérieur.
Le diagnostic prénatal repose sur l'analyse des cellules du liquide amniocentèse autour de la 17e semaine d'aménorrhée (absence de règles). Celle-ci est conseillée chez les femmes de plus de 35 ans. Le dosage de l'hormone chorionique gonadotrophique (h.C.G), sécrétée par les ovaires puis par le placenta pendant la grossesse, peut être pratiqué autour de la 16e semaine d'aménorrhée chez les femmes de plus de 30 ans : une élévation anormale de ce taux permet de suspecter une anomalie chromosomique.


Traitement et pronostic

Il n'existe pas de traitement spécifique mais un grand nombre de mesures sont suceptibles d'améliorer la qualité de vie des enfants trisomiques. Des aides spécialisées, reçues dès la petite enfance, permettront l'élaboration d'un projet éducatif adapté à chaque enfant. Par la suite, ces aides pourront, selon les cas, être assouplies ou intensifiées.
L'espérance de vie des sujets trisomiques (qui autrefois ne dépassaient généralement pas l'adolescence) a été considérablement augmentée grâce aux progrès médicaux (antibiothérapie) et chirurgicaux (interventions pratiquées sur les cardiopathies).


D'autres trisomies ont été découvertes : trisomie 13 et trisomie 18

# Posté le jeudi 04 août 2005 16:49

Modifié le samedi 06 août 2005 18:32

Le syndrome de Turner

Le syndrome de Turner
Insuffisance ovarienne due à une anomalie chromosomique et entraînant des malformations corporelles légères, une petite taille, une absence de puberté et une stérilité.
Chez la femme normale, le caryotype (cartographie des chromosomes) comprend 2 chromosomes X. Il n'en existe qu'un chez les femmes atteintes du syndrome de Turner en raison d'une perte d'une perte de matériel génétique au cours des premières divisions cellulaires suivant la fécondation. Cette absence d'un des 2 chromosomes sexuels entraîne une anomalie de la formation des ovaires pendant la vie intra-utérine. Une telle anomalie chromosomique est probablement à l'origine d'un nombre important de fausses couches spontanées. La fréquence du syndrome de Turner est de 1 pour 2500 naissances féminines.


Symptômes et signes

Ils sont très variables d'un sujet à l'autre. L'aspect du visage est normal en dehors de l'implantation basse des oreilles et des cheveux sur la nuque. Le thorax est bombé, les mamelons écartés , le cou parfois palmé (une bande de peau reliant la base du cou à l'épaule), les naevi fréquents. On peut retrouver un cubitus valgus (dérivation de l'avant-bras en dehors, lors de son extension complète) ainsi qu'un enfoncement de l'extrémité surpérieure du tibia sur les radiographies du genou. L'apparition d'un goitre, d'un diabète sucré, l'existence d'anomalies cardiaques ou rénales sont plus souvent constatées chez ces patientes que dans la population en général. Il n'y a pas de développement des seins ni des pilosités pubienne et axillaire, pas d'apparition des règles. En l'absence de traitement, la taille définitive se situe aux alentours de 1,40 mètre.
Des formes atténuées du syndrome de Turner existent, liées à la présence de l'anomalie dans une partie seulement des cellules de l'organisme (situation appelée mosaïque).


Diagnostic

Le diagnostic n'est pas toujours porté avant l'adolescence en raison de l'absence de symptômes très caractéristiques ou gênants. A la naissance cependant, on peut constater un syndrome de Bonnevie-Ulrich, caractérisé par un gonflement des mains et des pieds, qui régresse en une période allant de quelques jours à quelques semaines. A l'âge de la puberté, les dosages hormonaux révèlent un taux de gonadotrophines (hormones folliculostimulante [FSH] et lutéinisante [LH] élevé et un taux d'oestrogènes particulièrement bas. Les ovaires sont habituellement atrophique à la coelioscopie. Le diagnostic est confirmé par le caryotype.
Le diagnostic prénatal est possible par établissement précoce du caryotype (effectué sur une biopsie de trophoblaste à la 10e semaine d'aménorrhée ou après une amniocentèse à la 17e semaine). L'échographie systématique du 2e trimestre de grossesse ne permet pas de déterminer avec certitude la présence de l'anomalie.


Traitement

Depuis quelques années, un traitement par injections de somathormone de synthèse est proposé aux fillettes atteintes du syndrome de Turner, dans le but d'augmenter leur taille définitive. Lorsque cette taille paraît atteinte, ou parallèlement à ce traitement, la prise d'oestrogènes et de progestatifs permet l'apparition de règles artificielles, modifie peu à peu la silhouette (répartition des graisses) et fait apparaître les caractères sexuels féminins. En revanche, la stérilité est le plus souvent définitif.

# Posté le jeudi 04 août 2005 17:07

Modifié le samedi 06 août 2005 17:43

Le syndrome de Klinefelter

Le syndrome de Klinefelter
Maladie héréditaire caractérisée par une anomalie du développement des tubules séminifères des testicules (syndrome XXY).
Le syndrome de Klinefelter est une affection assez fréquente chez l'homme, liée à une anomalie chromosomique consistant en la présence d'un ou de plusieurs chromosomes X surnuméraires. Le caryotype le plus souvent rencontré comprend 44 chromosomes non sexuels et 3 chromosomes sexuels, XXY, mais il est possible d'observer jusqu'à 4 chromosomes X. La cause exacte de cette anomalie n'est pas connue, mais un âge maternel avancé lors de la conception pourrait jouer un rôle.


Synptômes et signes

Le sujet est d'apparence normale, de taille plutôt grande. Les premiers caractères apparaissent à la puberté, dominés par un développement insuffisant des testicules. En outre, lorsque la sécrétion de testostérone est insuffisante, la musculature et la pilosité peuvent être moins importantes.

Diagnostic

Cette maladie est parfois constatée chez un jeune garçon pubère, au vu de testicules peu développés, de consistance dure. Plus souvent, c'est ultérieurement que le sujet consulte pour infertilité. Le bilan hormonal met en évidence une élévation des gonadotrophines (hormones hypophysaires stimulant la sécrétion testiculaire), un taux abaissé ou normal de testostérone et une légère augmentation de l'oestradiol. Le spermogramme (analyse du sperme) montre habituellement une absence totale de spermatozoïde. Le diagnostic est établi par l'examen des chromosomes (caryotype).

Traitement

Le traitement vise à corriger le déficit éventuel en testostérone par des hormones substitutives.
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# Posté le jeudi 04 août 2005 17:09

Modifié le samedi 06 août 2005 17:55