Un être nous a quitté, une vocation est née...

Un être nous a quitté, une vocation est née...
Merci pour les messages de soutien envoyés à la famille de Lawry : lawry.syrock.com

Ce blog avait été crée dans l'optique de vous faire partager ma passion pour la génétique. Il avait également pour but d'éclairer les personnes désireuses de comprendre les mécanismes de certaines maladies génétiques. Bien entendu, je ne suis pas prof de bio à la fac, mais simple étudiante et n'ai pas la prétention de tout connaître dans ce domaine. Ici vous ne trouverez que les bases de la génétique (niveau lycée). Pour les passionnés qui souhaitent en savoir plus dans ce vaste domaine, j'envisage lorsque le temps me le permettra, d'aborder certains points et de les développer davantage. Vous y trouverez donc des notions de cytogénétique et de biologie moléculaire. J'espère que vous aurez plaisir à parcourir ce prochain site autant que moi en aurai eu à le faire.

Merci de vos nombreuses visites et commentaires, à bientôt ;-)

NOUVEAU SITE SUR LA GENETIQUE EN COURS DE PREPARATION...

*pour poster vos questions ou remarques éventuelles écrivez sur ce blog ou bien sur genetique_medicale@hotmail.fr



« Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que les mêmes joies... »
# Posté le mardi 02 août 2005 09:52
Modifié le vendredi 19 juin 2009 16:45

Concrètement qu'est-ce que la génétique ?

Concrètement qu'est-ce que la génétique ?
Quand on parle de génétique plusieurs termes viennent immédiatement à l'esprit, ce sont (entre autres) : hérédité, maladies génétiques, génie génétique, manipulations génétiques etc.
La génétique peut se définir comme étant la science de l'hérédité.

Chacun sait que les parents transmettent automatiquement de nombreux caractères à leur descendance, (couleur des yeux, forme et couleur des cheveux, taille, voie, forme du nez etc.).

Tout commence par la rencontre de 2 cellules, le spermatozoïde (gamète) apporté par le père et l'ovule (gamète de la mère). La fécondation matérialise cette rencontre, aboutissant à une seule cellule qui à son tour va se multiplier des milliards de fois pour donner elle-même des milliards d'autres cellules : l'embryon. Le f½tus, puis le nouveau né ensuite, et enfin l'enfant seront le fruit cette union qui en grandissant pourra à son tour recommencer ce cycle... une fois devenu adulte. C'est une microscopique usine, l'ADN, (acide désoxyribonucléique) qui rend tout ceci possible. L'ADN se trouve dans le noyau de toutes les cellules d'un organisme, constituant ainsi le programme génétique de chaque individu.

Un chromosome est un ADN replié sur lui-même des centaines de millions de fois, ce qui donne un tout petit bâtonner de quelques microns (un millionième de m).

Autrement dit, les 46 chromosomes contenus dans chaque cellule d'un organisme, sont la traduction des 46 ADN complètement recroquevillés, ayant gardé tout de même la capacité de transmettre des caractères héréditairement.

Au moment de la multiplication des cellules, l'ADN de chaque chromosome va se déployer pour donner une hélice longue de 1 m20 environ (ce qui compte tenu de son épaisseur est colossal).

Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que grâce aux travaux de Mendel, un moine qui passait son temps à cultiver et à faire des études sue les petits pois, que l'on réussit à établir l'existence d'éléments conditionnant la transmission et la manifestation des caractères héréditaires, les gènes.


L'ADN

Au début du XX e siècle, grâce à trois autres biologistes américains Avery, Mac Leod, Mc Carthy, on découvre que la molécule responsable de la transmission des caractères héréditaires était une molécule d'acide désoxyribonucléique l'ADN. Cet acide est appelé nucléique est en fait connu depuis 1889. La découverte de la structure de l'ADN, en 1953, est due à James Watson, et Francis Crick qui élucidèrent les détails de son organisation.

Très rapidement la possibilité de mettre en évidence les chromosomes va permettre de déterminer à l'avance si un bébé aura une maladie en rapport avec une anomalie chromosomique. Ceci est possible grâce au caryotype (une technique permettant après avoir éclaté les cellules prélevées dans le liquide amniotique, de colorer, de visualiser les chromosomes, de les photographier, puis de les découper et de les ranger).

Très rapidement le caryotype a montré ses limites, il ne permet pas de mettre en évidence des maladies chromosomiques en rapport avec des anomalies des chromosomes visible grâce au microscope. Or, la plupart des maladies sont sous la dépendance de petits fragment, si petits, qu'il est impossible de les voir au microscope, ce sont les gènes.

Si l'on prend l'exemple du chromosome numéro 21, responsable de la trisomie, celui-ci comporte de nombreux gènes qui eux-mêmes sont porteurs d'information susceptible d'entraîner des maladies génétiques. Grâce aux biologistes, nous savons aujourd'hui que l'ADN est constitué de deux brins torsadés comme une longue échelle de corde vriée sur elle-même. Le dessin de la molécule d'ADN est maintenant présente dans l'esprit de chacun, elle représente le symbole même de la génétique.

Les deux montants de cette longue hélice de 1m20 environ, sont reliés par des barreaux constitués de trois types de molécules :

-De l'acide phosphorique

-Un sucre (ribose pour l'ARN, désoxyribose pour l'ADN)

-Une base

Il est inutile de rentrer dans les détails chimiques de ces trois constituants, mais il faut néanmoins signaler que ce sont les bases, qui, suivant leur emplacement dans cette échelle, vont déterminer la manière dont les ordres seront donnés pour la transmission des caractères héréditaires de génération en génération. La molécule d'ADN est constituée par un très long enchaînement des bases. Entre les divisions des cellules, l'ADN est replié sur lui-même pour donner un chromosome (pendant ce temps, sa structure ne change pas, seulement sa forme). En dehors des divisions cellulaires, il est complètement déployé, et peut, en se servant des bases (citées ci-après), donner des ordre. Ces bases contiennent toutes de l'azote, il y en a 5, elles portent les initiales suivantes :

-A ou Ade correspond à adénine (base purique entrant dans la composition des acides nucléiques appelées également autrefois vitamine B4 ou antiagranulocytaire), on la trouve dans l'ADN

-T ou Thy correspond à thymine qui est une base pyrimidique, on la trouve dans l'ADN

-G correspond à guanine, une base purique, on la trouve dans l'ADN

-C ou Cyt correspond à cytosine, base pyrimidique, on la trouve dans l'ARN

-U ou uracile base pyrimidique également, basse purique, on la trouve dans l'ARN

Les bases puriques sont constituées de substance appelée les purines (adénine guanine mais aussi xanthine hypoxanthine). Les purines seront soit d'origine alimentaire soit synthétisées par l'organisme, et leur dégradation aboutit à l'acide urique dont une trop grande quantité dans le sang (hyperuricémie) provoque la goutte.


Le gène

L'ensemble des gènes d'un même individu est appelé le génome, il est généralement comparé à un roman, mais un roman écrit seulement avec quatre lettres, A, T, G, C. dont la disposition définira tel ou tel mot ou gène.

Le mode d'action des gènes est maintenant parfaitement connu, il commande la fabrication des protéines. De cette façon un gène donné code (entre autres) pour la coloration des yeux, mais également pour la fabrication du cholestérol (parfois en trop grande quantité). Un gène défaillant peut ainsi être remplacé " facilement ", par un autre, fonctionnant normalement (génie génétique). Il suffit "simplement" de substituer un gène par un autre, et parfois même une seule lettre constituant un gène, pour obtenir un chromosome codant normalement.

Grâce à un appareil appelé robot séquenceur les chercheurs en génie génétique arrivent à déterminer automatiquement la suite des mots fabriqués par les lettres A T G C, et ainsi connaître avec exactitude le rôle d'un gène.


Phénotype est génotype

L'hérédité se définit comme la transmission des ascendants à leurs descendants, de certains caractères (physiques, physiologiques, etc.) non acquis (couleur des yeux), parfois pathologiques (troubles de la formation du tissu osseux, maladie sanguine, etc.), par la voie de la reproduction sexuée. La génétique quand à elle, aboutit au même conclusion que l'hérédité mais les termes semblent plus scientifiques. Finalement la génétique se définit par : les lois qui régissent la transmission des caractères des parents leurs enfants. Il faut néanmoins à l'intérieur de cette définition, distinguer le phénotype du génotype. Ce dernier étant l'ensemble des gènes contenus dans les chromosomes, alors que le phénotype caractérise une personne de manière apparente (son physique, son comportement psychologique et biologique).

Autrement dit le phénotype est le résultat visible de ce que le gène a exprimé (la couleur des cheveux, celle des yeux, la forme du nez la taille, mais également la quantité de cholestérol fabriqué par le foie, les capacités de fonctionnement des reins : fonction rénale, etc.). En fait tout ce qui se voit se constate, fait partie du phénotype

La relation quantitative et qualitative entre génotype et phénotype n'est pas simple, comme on l'a longtemps cru. Une toute petite variation de la composition d'un gène peut entraîner des conséquences énormes et occasionner des pathologies graves. La gestion de la couleur des yeux par exemple nécessite une quantité importante de gènes.


Récessif et dominant

Ces 2 mots sont souvent utilisés quand il est question de maladie génétique. Les chromosomes sont présents dans les cellules toujours en nombre paire, (la détermination définitive du phénotype va dépendre de l'information contenue non pas dans un seul chromosomes mais dans les deux).

Ainsi la couleur des yeux dépend de deux chromosomes, plus précisément des gènes situés sur deux chromosomes homologues. C'est-à-dire qu'un chromosome peut ordonner qu'un ½il soit bleu, et l'autre marron. Pourtant finalement l'individu naît avec les 2 yeux marrons. Dans l'exemple choisi, le gène marron est dominant par rapport au gène bleu. Cette observation permet également de dire qu'un individu qui a les yeux bleus, peut très bien avoir un gène codant pour le bleu, et l'autre gène codant pour le marron, mais également les deux gènes codant pour le bleu. Si l'individu avait eu deux gènes codant pour la couleur bleue, ses yeux étaient forcément bleus, idem pour la couleur marron.


Autosome, gonosome

Un autosome est un chromosome qui ne joue pas de rôle dans la détermination du sexe, par opposition à allosome ou hétérochromosome qui est un chromosome sexuel.

Ceci permet de définir une maladie génétique comme étant :

-autosomique récessive : qui correspond à une maladie apparaissant à condition que l'individu possède les gènes (codant pour le maladie) situés sur deux chromosomes non sexuels

-autosomique dominante : correspondant à une maladie pouvant apparaître même si l'individu ne possède qu'un seul gène situé sur un chromosome non sexuel, possédant des capacités dominantes

-gonosomique récessive qui correspond à une maladie apparaissant à condition que l'individu possède les deux gènes (codant pour la maladie) situés sur deux chromosomes sexuels

-gonosomique dominante qui correspond à une maladie apparaissant même si l'individu ne possède qu'un seul gène situé sur un chromosome sexuel.
# Posté le mardi 02 août 2005 15:06
Modifié le jeudi 04 août 2005 15:25

Unis dans un même combat...

Unis dans un même combat...
Unis tous ensemble, un jour nous gravirons l'échelle qui nous mènera à l'aboutissement de découvertes concrètes contre toutes ces maladies génétiques !
# Posté le mardi 02 août 2005 15:25
Modifié le vendredi 27 janvier 2006 12:20

Du génotype au phénotype : la synthèse des protéines

Comment l'organisme fabrique-t-il les protéines ?
Quelle est la relation entre structure des protéines et phénotype ?
Le phénotype peut-il être influencé par l'environnement ?


L'organisme fabrique en permanence des protéines :
-des protéines de structure (constituants de la membrane cytoplasmique, du réticulum, etc.);
-des enzymes (maltase, amylase, etc.);
-des hormones (insuline, testostérone, etc.);
-des anticorps;
-des neurotransmetteurs (GABA, acéthylcholine, etc.).
Une cellule élabore toujours les mêmes protéines : le pancréas sécrète de l'insuline , la thyroïde de la TSH, etc.
Il peut se former un nombre infini de protéines suivant les acides aminés constitutifs, leur nombre et leur ordre d'arrangement (séquence).
Les acides aminés proviennent de l'alimentation et sont fournis à la cellule par le sang. Ils sont associés par des liaisons peptidiques pour former la protéine dont la cellule a besoin ou qu'elle excrète.


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I) La synthèse des protéines

Dans la cellule, l'ADN possède l'information nécessaire à la synthèse des protéines. Cette information est contenue dans la séquence en nucléotides des gènes. Le transfert de l'information des gènes vers les protéines se déroule en deux grandes étapes : la transcription et la traduction.

a) La transcription

L'information contenue dans le noyau, au sein de la molécule d'ADN, est transmise au cytoplasme, lieu de synthèse des protéines : c'est la transcription. L'ADN contient la totalité de l'information génétique, mais un seul brin, le brin transcrit, transmet l'information par l'intermédiaire d'une molécule, l'ARN messager (ARNm).

L'ARN est formé d'un seul brin comprenant une succession de nucléotides dont les bases sont : Adénine (A), Cytosine (C), Guanine (G) et Uracile (U). Les bases sont complémentaires de celles de l'ADN : A-U, T-A, C-G, G-C.
Lors de la transcription, l'ADN se dégrafe localement, des nucléotides se placent de façon complémentaire le long du brin transcrit, formant l'ARNm. C'est la transcription génétique (voir schéma 1 : La transcription). L'ARNm quitte le noyau pour le cytoplasme.

*La transcription de l'ADN en ARNm nécessite l'intervention d'une enzyme : l'ARN polymérase.


b) La traduction

-Dans le cytoplasme, l'assemblage des acides aminés constitutifs d'une protéine est dicté par l'ARNm : c'est la traduction. Au cours de cette étape, le message de l'ADN contenu dans l'ARNm est décodé.
Un code de correspondance doit donc exister entre le langage à quatre "lettres" des nucléotides et le langage à vingt "lettres" des acides aminés : c'est le code génétique. L'unité de code, ou codon, est formée de trois nucléotides. A chaque codon correspond un acide aminé. Il existe donc 4^3 = 64 possibilités, c'est à dire 64 codons pour vingt acides aminés.
(voir schéma 2 : Le code génétique).

-Des codons différents codent le même acide aminé : on les appelle codons synonymes et on dit alors que le code génétique est redondant ou dégénéré. Par exemple, l'alanine est codée par 4 codons différents : GCU, GCC, GCA, GCG. Certains codons ne correspondent à aucun acide aminé : ce sont des codons non-sens ou codons-stop.
Malgré quelques exceptions, le code génétique est le même chez tous les êtres vivants : il est universel.


-Les acides aminés sont reconnus par des ARN de transfert (ARNt) qui comprennent une séquence de trois nucléotides (appelé anticodon), complémentaire d'un codon de l'ARNm.

-La traduction se déroule en trois étapes (coir schéma 3 : La traduction).

-La protéine formée est déversée dans le cytoplasme. Elle est soit conduite directement vers son lieu d'utilisation dans la cellule, soit destinée à l'exportation et dans ce cas subit une mutation, c'est à dire des remaniements (coupures, acquisition de la structure tridimentionnelle, etc.). Elle est rejetée de la cellule par exocytose.
Toutes ces étapes se réalisent en présence d'enzymes et nécessitent de l'énergie apportée par les mitochondries.


Conclusion (voir schéma 4 : "L'ADN fait l'ARN et l'ARN fait les protéines").
# Posté le mardi 02 août 2005 17:01
Modifié le jeudi 04 août 2005 15:50

Schéma 1 et 3 : La transcription et la traduction

Schéma 1 et 3 : La transcription et la traduction
La première partie du schéma concerne la transcritption et la deuxième partie concerne donc le traduction. J'aimerais apporter quelques infos à cette dernière étape de la synthèse des protéines :

1) L'initiation

Dans le cytoplasme l'assemblage des acides aminés a lieu au niveau de structures cellulaires appelées ribosomes. La synthèse d'une protéine débute toujours par le même acide aminé : la méthionine (MET), codé par le même codon de l'ARNm, ou codon initiateur : AUG. Ce codon situé au niveau du ribosome s'associe avec l'ARNt.

2) L'élongation

Le ribosome passe au codon suivant sur l'ARNm. Un nouvel ARNt se fixe sur le deuxième codon de l'ARNm. La première liaison peptidique se forme entre les deux acides aminés présents (AA1-AA2).
Le ribosome se déplace à nouveau sur l'ARNm et ainsi de suite, assurant l'élongation de la chaîne peptidique.


3) La terminaison

La terminaison se produit quand le ribosome rencontre un codon-stop. La synthèse protéique s'arrête alors. La protéine est libérée, la méthionine est éliminée, l'ARNt est séparé du reste de la molécule et le ribosome se dissocie de l'ARNm.
# Posté le mercredi 03 août 2005 07:45
Modifié le jeudi 04 août 2005 15:52